Quitter nos masques pour être en vérité pendant le Carême !
A l’occasion du carnaval, à la veille du carême, nous avons été spectateurs (peut-être même acteurs) de ces cérémonies marquées par les déguisements et les masques. Cela vous a peut-être plu ! Quant à moi, et c’est probablement une faiblesse de ma part, j’ai horreur des masques, surtout quand ils cachent les visages. Les masques cachent la vérité. Caché derrière un masque, on peut tout faire, tout se permettre, se faire passer pour quelqu’un d’autre…. Ce n’est pas pour rien que les cambrioleurs, braqueurs, terroristes portent des masques pour cacher leur visage, leur identité !
Le masque m’inspire la violence, le mensonge, la tricherie et le faux…Il y a même l’expression « démasquer quelqu’un ». Penser à votre fiancé, à votre conjoint, votre ami, votre parent… qui vous ment, « portant son masque » en se faisant passer pour un fiancé, conjoint, parent ou ami modèle…pour découvrir plus tard que tout cela était faux. Nous connaissons des personnes que nous prenions pour des grands témoins, des modèles, mais dont la vie s’est révélée être un grand mensonge par la double vie qu’ils menaient. Ils n’étaient pas dans la vérité alors que nous avons tous envie de vivre des relations vraies, sans faux-semblant ! Aucun parmi nous n’est vacciné contre cette tentation de porter le masque, soigner son apparence pour plaire, alors que le cœur est loin de Dieu. Ce danger nous guette tous. C’était la vie des scribes et des pharisiens.
Le temps de carême est un appel à vivre en vérité devant Dieu et devant nos frères et sœurs. En effet, Jésus n’a pas porté un masque, n’a pas vécu dans le faux. Il nous rappelle même qu’il est la Vérité et que la vérité nous rend libre. Jésus a été solidaire avec notre humanité en tout, sauf dans le péché. Il a partagé notre humanité avec ses fragilités jusque dans la mort. Il n’a pas fait semblant de souffrir, mais il a enduré sa Passion et sa Mort par Amour pour nous, pour chacun de nous.
Pendant ces 40 jours qui nous conduisent à Pâques, prenons la résolution de vivre et de nous présenter en vérité tels que nous sommes. Acceptons et accueillons nos fragilités, nos faiblesses. Reconnaissons que nous ne sommes pas parfaits pour que le Christ transfigure nos vies. La conversion suppose d’abord reconnaître ses défauts. Le médecin ne peut pas nous soigner si nous lui cachons où nous avons mal. Jésus est venu sauver les pécheurs que nous sommes. Pendant ce carême, montre-toi en vérité devant le Seigneur qui t’aime et qui veut toucher ta vie pour te configurer à Lui qui est saint. Approche-toi de Jésus de tout cœur et laisse-Le voir et toucher chaque dimension de ta vie.
Père Joseph Bavurha, Curé




